Le Grand Nancy plonge à Dijon


Méconnaissables en défense, les Nancéiens ont fini par couler en Côte-d’Or, lâchant une prise qui croisait encore à portée de ses filets à la pause (18-17). Le retour sur terre est rude

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux meilleures défenses de Proligue n’ont pas fait d’efforts particuliers – ce week-end – pour assurer la pérennité de leur statut… Mais au terme de 60 minutes de débats, c’est bien celle de Nancy qui en a pris pour son grade sur le parquet d’un Palais des Sports Jean-Michel Geoffroy où elle avait déjà, par le passé, vécu quelques soirées cauchemardesques.

Et malheureusement, celle de ce vendredi s’est encore inscrite dans une moyenne… lourde ! Après trois premières sorties plus qu’encourageantes dans ce championnat de France de Proligue, et une première période durant laquelle ils auront eu le mérite de s’accrocher malgré l’apparition des premiers trous dans la coque du navire, les coéquipiers d’Emil Feuchtmann ont littéralement sombré après la reprise, sabordés par leurs propres largesses défensives, copieusement rincés par une équipe dijonnaise aux cales bourrées d’automatisme et de vista.

En Côte-d’Or, où les seuls (grands) mouvements se sont résumés cet été au départ de Medhi Ighirri (reparti en Alsace) et à l’arrivée de l’arrière droit ukrainien Oleg Macharashvili (6/9) – une sacrée pioche ! – le pari de la stabilité semble en tout cas s’avérer payant.

« On finit par lâcher »

Heureux comme des larrons en foire, Marc Poletti (7/7), Pierrick Naudin (8/14, dont 4/5 pen.) et quelques autres se sont ainsi largement chargé d’assurer sa’’promotion’’ en brisant, à leur main, les velléités de reviens-y d’une formation nancéienne provisoirement sauvée du naufrage par l’efficacité de ses ailiers Mathias Soltane (4/4) et Yann Ducreux (7/7). Mais déjà bien amochée quelques minutes seulement après le retour des vestiaires (23-19, 37’) et irrémédiablement lâchée à l’entame du dernier quart d’heure (27-21, 43’).

« Quand tu prends 18 buts en première, et 16 en deuxième, il est quasiment impossible de gagner un match. D’autant plus que le gardien adverse (NDLR : Maxime Diot, 6/16 en deuxième mi-temps) sort quelques bons arrêts. En seconde période, on finit par lâcher le match », pestait Mathias Soltane, « Sur nos trois premiers matchs, notre point fort : c’était notre défense. Il faut à tout prix travailler, s’appuyer là-dessus… »

Même constat désabusé chez Maxime Ogando : « Ce soir, on a pris beaucoup trop de buts. Défensivement, on ne s’est pas reconnu ! On perd aussi beaucoup de balles (NDLR : onze), ce qui fait qu’on se prend pas mal de contre-attaques, de montées de balles rapides. En face, Dijon se connaissait tellement que ça devenait difficile à contrer », reconnaissait l’ailier lorrain.

Le GNMHB, lui, a une semaine devant lui pour apprendre à (encore) mieux se connaître, et rebondir du côté de Vernon.

Article l’Est Républicain – 6 Octobre 2018 par François VADOT.


Statistiques : 

DIJON MÉTROPOLE HANDBALL

Gardiens : Helal (5 arrêts sur 18), Diot (6/16).

Marqueurs : Naudin. P (8/14), Poletti (7/7), Lemal (1/3), Rondel (1/1), Macharashvili (6/9), Becirovic (2/2), Sobol (4/5), Reig-Guillen (5/9).

GRAND NANCY MÉTROPOLE HANDBALL

Gardiens : Ivezic (11 arrêts sur 37), Bonneau (3/10).

Marqueurs : Blanc (2/7), Ogando (4/5), Groff (2/3), Feuchtmann (1/3), Ducreux (7/7), Rodin (2/6), Costa (4/4), Soltane (4/4), Dentz (1/1).