Nancy rechute lourdement


Une nouvelle fois, Nancy aura été victime de son inconstance, de sa fragilité défensive, de son incapacité à contrôler ses temps faibles, notamment celui avant la pause, qui aura, mine de rien, provoqué sa terrible déconfiture après le repos. On pensait les Nancéiens guéris de ses trous d’air à l’extérieur, l’équipe de Stéphane Plantin a rechuté dans les grandes largeurs hier soir à Besançon.

Et lorsque la défense nancéienne chercha à retrouver enfin de l’agressivité en début de seconde période (25-20, 36’), c’est l’attaque nancéienne pas forcément gâtée par l’arbitrage, qui perdit de sa fluidité devant l’excellent Simonin et ses copains. Les parades du gardien bisontin (11 arrêts sur 23) chaud bouillant, offrirent des munitions au jeu rapide des locaux. Les contre-attaques fusèrent pour Rognon, Claire et l’excellent Avelange-Demouge. Des immanquables parfaitement concrétés par les Bisontins mais gâchés à l’inverse, de l’autre côté du terrain par Mayayo, Ducreux, Bois, voire Soltane auteur pourtant d’une irréprochable première mi-temps (27-21 40’; 30-22 50’).

Balayés, détruits, les Nancéiens dont on se demandera encore longtemps pourquoi ils ont perdu le fil du match alors qu’ils avaient les cartes en main, ne purent alors éviter la punition. La furia bisontine remplit de joie un Palais des Sports plus habitué, depuis longtemps, à pareille fête dans une rencontre qui se termina, image symbole, par une « roucoulette » venue d’ailleurs signée Cornet.

Panne générale

On vous la dit, on le répète. Nancy avait terminé la première mi-temps dans un véritable cauchemar. Et pourtant Borragan avait donné un but d’avance (14-15) à huit minutes de la pause Les voyants étaient au vert. Vujovic auteur de… 8 buts en première mi-temps, venait d’être exclu pour deux minutes suivi jusqu’à la pause par Scotto et Popovic.

En supériorité numérique, les Nancéiens qui avaient jusque-là, réussi un match plein en attaque, allaient inexplicablement perdre leur sérénité, leur collectif, poignardés dans le jeu de transition par Demouge-Avelange et Brkljacic lequel avait pris le relais de Vujovic. Borragan avait perdu trois balles consécutives en attaque, Ogando manqué un penalty. Bref, en sept minutes, les hommes de Plantin, pris de vitesse, coupables de laxisme défensif, avaient bu la tasse (7-2) pour rentrer aux vestiaires avec déjà 21 buts d’encaissés et surtout quatre buts de retard (21-17).

Ivezic n’avait pas été à son meilleur niveau tout comme d’ailleurs son vis-à-vis Komnenovic. Quant à la défense nancéienne, elle n’avait jamais réussi à ralentir Vujovic et Brkljacic auteurs de douze buts sur les vingt-et-un de leur équipe en première mi-temps. A chaque but nancéien, les deux buteurs bisontins avaient répondu trop vite et trop facilement.

L’affaire était mal embarquée. Elle se termina par une correction. Nancy va devoir réagir et surtout se persuader qu’il joue le maintien. Avec tout ce que çela suppose…

Article de l’Est Républicain du Samedi 14 Avril 2018.


Statistiques de la rencontre :

GRAND BESANÇON

Les gardiens : Komnenovic 2/12 (dont 0/1 au 7m) ; Simonin 11/23 (dont 2/3 au 7m).

Les marqueurs : Brkljacic 9/13 (dont 2/3 au 7m), Laguillaumie 2/4, Vujovic 9/13, Popovic 2/3, Avelange-Demouge 5/7, Bolaers 2/3, Claire 3/5 (dont 1/1 sur 7m), Cornet 1/1, Rognon 1/1.

GRAND NANCY

Les gardiens : Ivezic 7/35 ; Bonneau 1/7.

Les marqueurs : Blanc 2/4, Borragan 5/6 (dont 1/1 au 7m), Feutchmann 2/2, Bois 1/4, Ducreux 3/5, Pavadé 0/1, Mayayo 1/2, Vukicevic 0/1, Costa 3/6, Soltane 5/8, Ogando 2/3 (dont 1/2 au 7m).